Widget Image
Nouveau média d’actualité Sports de combat

Reportages, analyses et interviews.
MMA – Muay Thaï – Boxe

Une question, un projet ?
Fred Jasseny >> contact@fightvox.com
Sur Twitter
Partenaire

Les mots, le combat.

Tom Duquesnoy va tout donner pour son 1er combat à l’UFC

Jamais un combattant français aussi jeune n’avait suscité autant d’attente en MMA. Jamais un combattant français n’a eu autant de légitimité à pousser les portes de l’Octogone. On va enfin pouvoir apprécier les qualités du « Firekid » Tom Duquesnoy à l’UFC. Samedi, il combat à l’UFC Fight Night Johnson VS Reis à Kansas City, aux Etats-Unis. 

Son premier adversaire avait été annoncé en mars. Il s’agit de Patrick Williams, un américain de 35 ans qui n’a pas combattu à l’UFC depuis juin 2015. C’est un ancien lutteur qui a montré quelques qualités en termes d’explosivité et de créativité dans la cage, avec un palmarès de 8 victoires dont 7 avant la limite et 4 défaites. Sur le papier, pas de quoi inquiéter le « Firekid ».

J’ai pu poser quelques questions à Tom, dans son QG du Temple Noble Art, avant qu’il ne s’envole pour les Etats-Unis.

FightVOX : Qu’est-ce qui a fait que le bon moment est venu ?

Tom Duquesnoy : J’attendais déjà d’être libre de mon contrat au BAMMA. On avait signé pour 4 combats, il y a un an et demi. On s’était dit qu’à la fin de ces 4 combats je serais bien. Même s’il faut en rajouter un ou deux, ce ne sera pas un problème. Il en fallait au moins 4 et il se sont bien passé. Depuis le dernier, et même l’avant dernier, je me sens vraiment bien.

Tu sens que tu as passé un palier ?

Oui je sens que j’ai passé un palier et que je suis prêt pour le haut niveau à l’UFC.

Est-ce que tu nous as montré tout ce dont tu es capable en combat ou est-ce que tu n’es pas encore à 100% sur le moment ?

Il y a encore plein de facteurs à gérer. Il faut encore être le plus relâché possible. C’est quand tu es relâché que tu envoies vraiment le maximum. Je vais être au quotidien aux Etats-Unis, et plus seulement les deux derniers mois de préparations. Il y aura moins de retours en France. Sans compter que je serai sûrement sur des cartes américaines. Je serai très souvent à la Jackson Wink. C’est un atout car ici j’ai les sparrings, les entraîneurs en nombre, les infrastructures… Je vais donc montrer encore autre chose, en prenant en compte les spécificités de mon adversaire. Je serai beaucoup plus fort même s’il y a encore beaucoup de travail pour atteindre le niveau que je vise. On ne s’arrête vraiment jamais d’apprendre.

Tu vas donc continuer ta carrière chez les bantamweight (poids coqs) ?

Oui, je continue chez les bantamweight, sachant qu’avec l’âge et l’augmentation de la densité musculaire, j’aurai peut-être du mal à faire le poids par la suite. En tout cas pour l’instant tout va bien chez les 61 kg pour moi. Je me concentre là-dessus.

Il y a du lourd chez les bantamweight, entre les valeurs sûres de la catégorie et les nouveaux arrivants qui allient punch et intelligence de combat !

J’arrive à l’UFC en me sentant prêt pour rivaliser avec les meilleurs.

C’est génial que tu sois déjà sur une carte américaine, mais tu n’as pas une pointe de regret de ne pas combattre plus près de la France, pour ce 1er combat à l’UFC ?

J’adorerais combattre à Bercy, tous mes potes pourraient venir et ce serait un évènement de malade. Combattre aux Etats-Unis c’est plus important pour moi dans un premier temps. C’est là-bas que ça bouge, que le sport est né. Je vais être connu du public américain. Je n’oublierai jamais d’où je viens, je suis français, les Etats-Unis sont ma terre d’accueil. Je me sens bien là-bas et je peux exprimer mon potentiel. L’objectif est de me faire connaître du public américain et de passer aux grosses cartes.

Comment gères-tu la pression sur tes épaules ?

J’ai toujours eu cette pression dans ma carrière. Quand je suis passé en MMA, on m’attendait au tournant car j’étais champion de sambo, de lutte et je mettais que des KOs en boxe anglaise. Les gens se demandaient ce que ça allait donner. Même chose pour mes premiers adversaires de haut niveau, ma première ceinture… J’ai toujours eu cette pression. L’UFC est évidemment beaucoup plus important mais au final, je combats dans une cage, contre un humain avec des spectateurs et j’arrive avec une préparation. Rien ne change vraiment !

J’essaie de traduire cette pression positivement. Professionnellement ça va beaucoup m’apporter. Tu ne peux pas avoir que les bons côté sans la pression ! L’UFC c’est un rêve de gosse, certes, mais aussi la suite logique de ma carrière.

« Sous deux ou trois ans, je me vois atteindre l’élite et espérer une chance pour le titre.»

Comment te projettes-tu dans l’année 2017 ? Quel est ton objectif ?

La suite va dépendre de beaucoup de facteurs : mes victoires, le positionnement de mes adversaires, la stratégie marketing de l’UFC… On sait que ce n’est pas seulement une league sportive. Tout dépendra du timing que le business implique. Sous deux ou trois ans, je me vois atteindre l’élite et espérer une chance pour le titre.

Est-ce qu’il y a des combattants que tu aimerais affronter à l’heure actuelle ?

Sachant que mon objectif est d’avoir la ceinture, à l’heure actuelle c’est Cody Garbrandt qui est le champion. Je veux monter progressivement et un jour avoir une chance pour le titre contre le champion du moment. Sinon, non je n’ai pas de noms qui me viennent. Je vais monter progressivement et viser le haut.

Est-ce que tu te vois jouer un rôle dans la reconnaissance du MMA en France ?

Je ferai mon maximum pour aider le développement du MMA en France, tout en restant très concentré sur ma carrière.


Les premiers pas du Firekid dans l’Octogone c’est ce samedi 15 avril aux environs d’une heure du matin heure française. Toute la France est derrière lui.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas montree. Les champs obligatoires sont signales*