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Damien Lapilus : «Vendredi soir, on rentre avec la ceinture. Il n’y a rien qui pourra nous en empêcher !»

Ce vendredi 24 février, Damien Lapilus va combattre pour le titre vacant des featherweights du BAMMA à Belfast, Irlande du nord. Sur sa route : l’anglais Ronnie Mann (25-8). Un combattant coriace, surnommé « Iron Mann » qui a gagné 11 de ses combats par soumission et 5 par KO. Avec 4 titres en jeu le même soir, l’ambiance promet d’être bouillante. Damien Lapilus, qui reste sur une défaite, est attendu au tournant. Pas de quoi augmenter son pouls. Fidèle à lui-même, l’aîné des frères Lapilus est déterminé comme jamais.

En mai 2016, Damien Lapilus (14-7) est passé tout proche du sacre au BAMMA. Il affrontait alors Martin Stapleton pour le titre des légers. Au 1er round, le français a fait étalage de ses qualités techniques et de sa gestion de la distance, en touchant durement Martin. Mais un coup de genou jugé illégal (car délivré alors que l’adversaire était considéré à terre) est venu gâcher la démonstration. Damien a perdu le combat, à son grand regret, tout comme celui de son adversaire… Près d’un an plus tard, les pendules peuvent être remises à l’heure.

J’ai rendu visite à « Frankenstein » ce lundi au MMA Factory, à moins de 5 jours de son combat. Il est midi, il dévore quelques blancs de poulet agrémentés de poudre d’amandes. Et justement…

FightVOX / Fred Jasseny : Qu’est-ce qui t’a décidé à changer de catégorie, de lightweight à featherweight ?

Damien Lapilus : Je voulais combattre en moins de 66kg depuis un petit moment. Je savais que j’en avais la capacité, au niveau corpulence. Il faut savoir qu’en moins de 70kg, dans les grosses organisations comme le Bellator ou l’UFC, les mecs ont un poids de forme autour de 80 à 82kg et descendent à 70kg juste avant la pesée. Mon poids de forme se situe autour de 74kg. Le jour du combat il y a un rapport de force énorme, même si je reste quelqu’un de très puissant physiquement. Je n’ai pas encore vraiment ressenti ce problème mais j’allais forcément finir par le rencontrer. Au niveau de la taille, c’est la même chose, je mesure 1m79, alors que certains poids légers vont jusqu’à 1m85. C’est difficile au niveau de l’allonge.



Pourtant au BAMMA, les gabarits ne sont pas vraiment supérieur à la norme, même en lightweight.

C’est vrai, mais on commence à se rapprocher des très grosses organisations. Il faut s’adapter car tout le monde le fait. Avant j’étais à 84kg ! Dieu merci, je pensais que ça allait être plus difficile que ça mais au MMA Factory on est entourés des bonnes personnes. Pour la nutrition, on bénéficie des conseils de plusieurs spécialistes. Il y a Cécile Giornelli de Gold’N Coach et Nicolas Ott. Cécile s’occupe de la diététique générale, elle peut t’amener la veille du combat avec un kilo à perdre seulement et en étant en pleine forme. Nicolas aide au niveau du cutting final, qui consiste à perdre avant la pesée sans être fatigué. Grâce au programme qui est mis en place pour moi, tu peux voir aujourd’hui que je ne suis pas du tout fatigué par la diet. C’est une vraie chance pour nous d’être entourés des bonnes personnes à la salle.

« Ma vitesse et mes déplacements vont faire la différence vendredi soir. Ce sera une belle opposition de style ! »

Tu peux nous décrire ton adversaire, Ronnie Mann ?

Il a combattu au Cage Warriors et au Bellator. C’est un adversaire très solide, en lutte et en boxe. Mais mon style sera un vrai poison pour lui ! Je suis le style de combattant qu’il n’aime pas du tout. Je me déplace beaucoup, entre deux attaques. Lui est vraiment dans un style boxe thaï, à toi à moi, à toi à moi… Mais vendredi soir ce sera : à moi, pas à lui, à moi, pas à lui… ! Vendredi soir ce sera : je touche, on ne me touche pas. C’est un combattant qui est vraiment posé, qui attend le contre pour faire mal. Ma vitesse et mes déplacements vont faire la différence vendredi soir. Ce sera une belle opposition de style !

Tu vas à nouveau combattre pour le titre du BAMMA, sachant que tu es passé très proche la dernière fois. J’imagine que tu as un sentiment de revanche ?

Le combat a eu une fin assez bizarre… La seule chance que mon adversaire avait de rentrer chez lui avec la ceinture était de gagner par disqualification. Et c’est ce qui s’est passé. Je suis déterminé pour aller conquérir cette ceinture, mais aussi celle des légers qui m’a échappé. L’objectif est de détenir deux ceintures au BAMMA. Cela apporte une grosse exposition.

« Je n’ai pas besoin de combat de mise en confiance. »

Après ton dernier combat qui s’est soldé par une défaite par KO à Lyon contre Fares Ziam, je m’attendais à te voir repartir avec un combat de mise en confiance. Pourquoi as-tu fait le choix de combattre directement un adversaire relevé, titre en jeu ?

Je n’ai pas besoin de combat de mise en confiance. Je connais mes capacités sportives, je suis bien psychologiquement. Après la défaite, j’ai vu un préparateur mental pour comprendre ce qui s’est passé. J’ai ciblé le problème pour ne plus que cela m’arrive.

A Lyon, juste avant mon combat, j’ai croisé mon ami Cheick Koné qui venait de perdre son combat par soumission… J’ai été surpris de le voir revenir si vite. Ensuite, je n’étais pas dedans. Psychologiquement j’étais absent. Maintenant je saurai rebondir si un événement imprévu arrive. Fares Ziam a su saisir sa chance, tant mieux pour lui. Mais je pense être supérieur. Je n’ai aucun problème avec cette défaite, je peux reprendre un nom juste derrière.

Je veux revenir fort car j’en ai les capacités, c’est mon niveau. Et c’est exactement ce dont j’ai besoin !

Sur tes derniers combats, j’ai l’impression que tu as vraiment amélioré certains aspects, et particulièrement la boxe. 

A chaque combat, j’essaie de m’améliorer dans tous les aspects du combat. On essaie toujours de voir ce qui a été et ce qui n’a pas été. Derrière on travaille là-dessus sans relâche. A Lyon, le dernier problème que l’on a eu était la main trop basse, par rapport au morphotype de combattant que j’ai rencontré. Mais vendredi soir, il n’y aura pas ce problème. Les mains seront bien montées. On apprend à chaque combat. J’ai cette force de pouvoir apporter quelque chose de nouveau après chaque combat.

Une ambition : l’UFC

Quelle est ton ambition à deux ou trois ans ?

Mon ambition est d’être à l’UFC. J’espère d’ailleurs y être d’ici la fin d’année 2017.

En parlant d’UFC, tu as un commentaire sur le non-renouvellement du contrat de ton frère Taylor ? Je viens de le croiser, il n’a pas l’air de déprimer…

Oui car il n’a aucune raison de déprimer. Il sait qu’il a fait ce qu’il faut au niveau sportif. Avec le récent rachat de l’UFC par le groupe WME-IMG, on ne sait pas encore vraiment quelle est leur stratégie. Taylor ne s’est pas fait renvoyer, c’est seulement que son contrat n’a pas été renouvelé. Il reste très déterminé. On s’est dit que l’on sera tous les deux à l’UFC. Et nous y arriverons !

Ton pronostic pour ton combat de vendredi ?

Vendredi soir, on rentre avec la ceinture. Il n’y a rien qui pourra nous en empêcher cette fois-ci. C’est notre tour !

Bonne chance Damien.

Merci, on va faire ce qu’il faut !

Rendez-vous vendredi pour un BAMMA bouillant !

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