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Cyril Asker : « Le MMA m’aide à trouver un équilibre dans la vie de tous les jours »

Le 15 janvier dernier, Cyril Asker a remporté son premier combat à l’UFC. Cette victoire par arrêt de l’arbitre (TKO) au 1er round contre Dmitry Smoliakov a relancé le français. Il fallait revenir fort pour conserver sa place dans la Big League. En avril 2016, il perdait par KO contre Jared Cannonier pour sa première apparition. L’ancien champion de l’EFC (organisation sud-africaine) a su trouver les ressources pour revenir avec la manière. 

Entretien avec le poids lourds avignonnais qui nous a tous fait kiffer après sa victoire !

A la suite de son combat, j’ai pu m’entretenir avec Cyril. Faute à un problème technique, l’interview n’avait pas pu être publiée. Avec beaucoup de retard, j’ai choisi de la publier aujourd’hui. A défaut d’être dans l’actualité, on en apprend un peu plus sur l’homme.

La relance

Fred / FightVOX : Bravo pour ta victoire à l’UFC. J’imagine que tu savoures encore !

Cyril Asker : Oui. Mais je suis arrivé mardi, le mercredi j’étais au boulot. Je suis vite revenu à la réalité !

Qu’est-ce que tu penses de ton combat, avec le recul ?

Je trouve que ça s’est bien passé. Mais avec le recul je ne suis jamais content de moi. Je vois encore des erreurs quand je regarde le combat. Mais là, j’ai juste envie de prendre deux semaines off, me reposer et lundi prochain repartir à l’entraînement. Je réalise tout doucement. L’UFC est quand même l’un des plus grands événements au monde et le combat s’est super bien passé !

« Je savais que j’allais faire un bon combat. »

J’imagine que tu voulais marquer les esprits. Une victoire avant la limite était obligatoire selon toi ?

Il fallait que je montre beaucoup. J’étais blessé pour mon dernier combat contre Cannonier. C’est arrivé 6 semaines avant l’événement. J’avais quand même fait toute la préparation.

A la suite de cela, j’ai fait un gros travail de rééducation pendant 8 mois, ce n’était pas évident. Je voulais être à 100% pour le combat, et je l’ai été. Je savais que j’allais faire un bon combat.

Après ta défaite par KO en avril, es-tu passé par une remise en question ?

Oui, mais avec la rééducation et un arrêt total de 2 mois, tout était différent. J’ai toujours la même équipe. Je savais que c’était un adversaire à ma portée. La stratégie était bonne, la forme aussi.

On a essayé de faire venir des poids lourds pour les sparrings. Mais on a galéré… C’est très compliqué de trouver des poids lourds !

Est-ce que tu aimerais te dire un jour : « ok je lâche mon travail et je mise tout sur le MMA » ?

Franchement je n’en sais rien, je ne sais même pas si cela arrivera un jour. Je travaille avec mon père et j’ai des horaires assez flexibles. J’arrive à faire ce que je veux. En tant que commercial (dans l’automobile, ndlr) je choisis les horaires de mes rendez-vous. Le MMA m’aide à trouver un équilibre dans ma vie de tous les jours. Si j’étais à la maison à attendre l’heure de l’entraînement, je ne suis pas sûr que je serais dans le même état d’esprit. Je ne serais pas aussi bien.  Même si je m’entraînais 3 heures par jour, qu’est-ce que je ferais le reste du temps ? La console ce n’est pas pour moi…

Mais pour être le plus performant possible, est-ce que l’on ne doit pas être disponible à 100%, surtout mentalement parlant ?

Oui c’est sûr. Pendant cette préparation, j’avais aussi un bébé de 4 mois et demi. Je n’ai pas forcément bien dormi les nuits. Je suis dans un quotidien où je me lève parfois un peu plus tôt le matin pour m’entraîner. Je vais bosser, je mange, j’y retourne et le soir je retourne à l’entraînement…

C’est quand même une vie bien rythmée ! Je me dis que les combattants français ont du mérite : il font de bonnes performances tout en travaillant à côté. Ils arrivent à haut niveau sans forcément avoir les meilleurs conditions d’entraînement, au moins au début.

C’est vrai. Je me suis entraîné un peu partout, les mecs ne font que ça !

Après c’est aussi une question de choix. J’ai monté ma boîte à côté, j’ai d’autres choses après le combat. Cela fait partie d’un équilibre, l’entraînement me met dans une bonne dynamique toute la journée.

« Je ne suis pas un gros poids lourds, parfois je me tape des montres ! »

Quel est ton atout pour progresser à l’UFC ? Qu’est-ce qui fait ta force ?

J’essaie d’être un combattant assez complet. Dans la catégorie des poids lourds, il sont assez unidimensionnels. Il sont souvent ou boxeur, ou lutteur ou grappler… De mon côté j’essaie d’être complet. Je ne suis pas un gros poids lourds, parfois je me tape des montres ! Je n’ai pas vraiment d’allonge alors je me dois d’être mobile et surtout avoir un bon cardio. Je sais un peu près à chaque fois à quoi je vais me frotter. Je travaille à fond sur mes atouts.

Quand est-ce que l’on te reverras dans l’Octogone ? Et surtout, qui aimerais-tu affronter ?

Pour l’instant je n’ai pas de date. Il me faut encore des victoires avant de pouvoir dire « j’ai envie de prendre untel ». Je suis ouvert à tout mais je me lève jamais le matin en me disant « je voudrais prendre ce mec ».

Tout peut aller vite en MMA, encore des victoires avant la limite et c’est parti  !

C’est sûr ! La dernière fois que j’ai fait un combat qui allait au bout, c’était il y a 5 ans et demi. Tout va très vite ! Surtout que le niveau monte, les mecs sont de plus en plus athlétiques.

Bonne chance pour la suite Cyril !

Merci Fred, à bientôt.

Cyril et ses entraîneurs James et Samy Schiavo de la Bushido Académie.

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